Propriétaire Libre, le blog
Partages

J’ai reçu ma première feuille d’IMPOTS

Bienvenue si vous arrivez pour la première fois sur Propritétaire Libre.

J’ai reçu ma première feuille d’impôts fonciers, comme beaucoup d’hébergeurs en location saisonnière.

En fait c’était un email :

Capture d’écran 2015-09-12 à 14.40.12

Du coup, j’ai eu envie de vous parler de ce sujet :

Que faut-il savoir en matière de location saisonnière et d’imposition ?

Je vais partager tout ce que je sais sur la réglementation dans cet article, et à la fin vous aurez même mes 3 astuces pour ne plus vous soucier des impôts, et vous concentrer uniquement sur votre location meublée.

Il existe seulement trois types d’impôts que vous aurez à payer si vous vous lancez dans la location saisonnière :

  • L’impôt foncier (taxe foncière)
  • L’impôt sur le revenu
  • La taxe de séjour

IMPORTANT : le propriétaire de location saisonnière ne doit pas payer de taxe d’habitation (eh oui, c’est cadeau !)

Le BIC est le régime fiscal lié à la location saisonnière

pen-147110_1280

Tout d’abord, prenons quelques instants pour revenir sur la définition de la location saisonnière.

Louer en courte durée ou à la semaine est une activité imposée au titre des bénéfices industriels et commerciaux (BIC).

NB : le régime BIC n’a rien à voir avec une certaine marque de stylos bille 😉

Cela veut dire que ce n’est pas un revenu foncier, mais bien un revenu lié à une activité commerciale, en l’occurrence du service (votre location, en échange d’un loyer).

Et ça change tout. Pourquoi ? C’est hypersimple.

Dans un cas, vos revenus fonciers viennent s’ajouter à votre tranche marginale d’imposition, dès le premier euro gagné. Tandis que dans l’autre, vous pouvez bénéficier d’abattements (forfait) voire même déduire toutes vos charges, et dans ce cas annuler complètement la base taxable de votre impôt sur le revenu (régime réel).

Par exemple :

Si vous générez 10 000 € de revenus avec votre location saisonnière.

Ces 10 000 € ne viendront pas directement s’ajouter à votre revenu imposable comme pour des revenus fonciers classiques (location nue).

Ces revenus vont être amoindris par les charges que vous aurez déboursé (remboursement de votre crédit immobilier, charges de copropriété, électricité, eau, travaux divers…).

Si vous avez dépensé 10 000 € (ça peut paraître beaucoup, mais les premières années, on dépense toujours beaucoup plus que les suivantes), alors au final vous ne paierez pas un centime d’impôt sur vos revenus tirés de la location saisonnière.

Je me rends compte que je n’ai pas suivi le plan que j’avais prévu (j’ai commencé par le point numéro 2 sur l’impôt sur le revenu, avant d’avoir abordé l’impôt foncier …)

Point numéro deux, l’impôt foncier.

Comment calculer sa taxe foncière à l’avance

Là, vous ne pourrez pas y échapper. En général, les premiers courriers arrivent début septembre, pour un paiement au plus tard à mi-octobre, mais vous pouvez vous faire mensualiser. C’est d’ailleurs ce que je compte faire en 2016.

Pour calculer votre taxe foncière, ma technique à la louche que j’utilisais quand j’en étais à mes débuts, c’est de prendre un mois de loyer en location classique.

C’est approximatif certes, mais à moins d’entrer dans des calculs indigestes, c’est très difficile de calculer avec précision à l’avance combien vous allez payer. Autre solution : se rapprocher de son centre des impôts.

calculator-723925_1280

N’oubliez pas la taxe de séjour !

Celle-là, c’est ma préférée.

La taxe de séjour est obligatoire pour tout propriétaire de location saisonnière. Elle doit être versée à la commune, qui souvent l’utilise pour l’office de tourisme.

En fait, ce n’est pas vous qui payez la taxe de séjour, mais votre locataire.

Vous êtes juste la personne qui va la collecter, pour ensuite la reverser.

Je trouve ce système complètement inefficace, mieux vaudrait collecter directement la taxe auprès des hébergeurs.

Faut-il intégrer la taxe de séjour dans le prix ou l’ajouter à la prestation ?

Personnellement, je propose un tarif complet, sans surprise, à tous mes locataires. Et ensuite, je reverse la taxe de séjour aux différents organismes.

Je ne pense pas être le seul à procéder comme ça…

Les barèmes de tarifs varient entre 0,20 € et 3 € par personne et par nuit, selon le classement de votre meublé de tourisme.

Attention : votre conseil départemental peut voter une taxe « additionnelle » de 10%. Renseignez-vous dans votre ville.

Récapitulons. Vous avez appris dans cet article :

  • le régime qui vous permet de réduire voire d’annuler votre base taxable de votre impôt sur le revenu lié à vos loyers
  • la façon certes pas parfaite mais simple de calculer votre taxe foncière
  • comment évaluer la taxe de séjour que vos locataires vont payer pour vous

read-369040_1280

Mon conseil 3 en 1 pour ne plus vous soucier de vos impôts

Je vous avais promis mes 3 astuces pour ne plus vous soucier des impôts.

Vous vous arrachez les cheveux avec vos déclarations d’impôts ? Vous voulez connaître mon astuce 3 en 1 pour ne plus vous prendre la tête avec l’administration fiscale ?

Mon conseil 3 en 1… Prenez un expert comptable !

Cette idée n’est pas forcément la plus répandue, beaucoup de gens s’entêtent à faire par eux mêmes la comptabilité, d’envoyer les documents aux impôts etc.

Moi ce que je vous recommande, c’est de choisir un expert comptable spécialisé dans la location saisonnière.

Vous en trouverez facilement en tapant dans votre moteur de recherches.

Celui que j’utilise et qui me satisfait pleinement , c’est Expertim Fiduciaire. Ils sont pros, disponibles et le contact est toujours personnalisé. Gros avantage : un interlocuteur suit votre dossier.

Vous hésitez encore ? Sachez que ce service ne vous coûtera pas un centime, puisque vous pouvez inclure les frais de comptabilité dans vos charges déductibles.

Le bénéfice que j’en tire : de la tranquillité d’esprit (pour être totalement honnête, il faut quand même leur envoyer les documents par la poste ou par scan par email), et des conseils de pro disponibles en cas de doute (et on en a toujours).

C’est tout pour aujourd’hui.

Leave a Comment:

3 comments
Pierre says 7 months ago

Hello Yann,
Pour l’imposition sur le revenu, tu optes pour le micro BIC, pour l’abattement forfaitaire pour meublé de tourisme ?
@+

Reply
Yann Bricombert says 7 months ago

Bonjour Pierre,
Merci de ton commentaire.
Tu as le choix entre l’abattement forfaitaire de 50% (micro-BIC) ou l’option du régime réel qui consiste à tenir une comptabilité exacte et à déduire toutes les charges de tes revenus locatifs.
Par exemple : si tu réalises 10 000 € de chiffre d’affaires, tu peux décider d’être imposé au forfait. Tu ne seras imposé sur ta tranche marginale d’imposition sur le revenu que sur la moitié de ce CA, c’est-à-dire sur 5 000 €.
A l’inverse, tu peux décider de venir déduire toutes les charges en optant pour le régime réel : intérêts d’emprunt, charges de corpo, aide à la location, etc. L’avantage c’est que tu peux ainsi créer du déficit foncier qui sera reporté sur plusieurs années.
C’est un calcul à faire. Perso, c’est celui qui me convient le mieux.
PS: à noter que ce choix t’engage pour une période de 3 ans 🙂
A bientôt

Reply
Colette says 7 months ago

Bonsoir, j’ai vraiment apprécié les articles de votre blog.
Dans le cas où nous souhaiterions ne pas engager d’expert comptable, et donc remplir le BIC nous-même, pourriez-vous nous conseiller un site pour apprendre à le faire ?
Merci d’avance.

Reply
Add Your Reply